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BIOGRAPHIES

Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 16:28

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Joseph Guillemot (ici derrière Nurmi) va réussir un exploit retentissant aux JO d'Anvers (1920)

 

Joseph Guillemot était surnommé "Guigui". Il mesurait 1m60 et ne pesait que 58 kilos. Mais en course, qu'elle légèreté, quel style aérien avec cette curieuse attitude, le buste toujours penché vers l'avant et une foulée assez ample (83 cm d'enfourchure)

De réputation un peu fantasque, mais terriblement déterminé, il avait le péché mignon de fumer chaque jour son paquet de gauloises.

 

Joseph Guillemot découvrit l'athlétisme alors qu'il était dans le 16e bataillon de chasseurs à pied à Bellac. Pendant la première Guerre mondiale, en 1918, Jospeh Guillement participe et remporte le champion de France militaire à Colombes. Il retourne ensuite pour quelque mois au front jusqu'à l'armistice du 11 novembre 1918.

 

Lors des Jeux olympiques de 1920 à Anvers, Joseph Guillemot bat Paavo Nurmi aux 5 000 mètres en 14m55 sec, soit plus de 4 secondes seulement devant Nurmi. Durant toute le course le Français reste dernière, il arrive à suivre le Finlandais alors que celui-ci accélère d'abord a 400 mètres de l'arrivée , puis à 300 mètres, mais Guillemot arrive a rattraper Nurmi. Guillemot place alors son attaque dans la dernière ligne droite et laisse Nurmi derrière lui.

 

C'est la seule fois que ce dernier est battu par un étranger en finale. La victoire du Français est une surprise, les favoris sont alors Paavo Nurmi, et les Suédois Eric Backman et Runar Falk. Le Finlandais volant prendra sa revanche dès le lendemain sur le 10 000 mètres où les positions d'arrivée seront inversées. À l'arrivée Joseph vomit sur les chaussures de Nurmi, en effet le Français n'a pas été averti du départ avancé à la demande du roi belge. L'épreuve est avancée de 3 heures, Guillemot doit se présenter alors qu'il vient de prendre un copieux déjeuner et, par conséquent, durant la course sa digestion est difficile. Sa performance est d'autant plus remarquable que Guillemot s'est fait voler ses chaussures, et il a couru avec une paire trop grande.

 

Vainqueur du Cross des Nations à Glasgow en 1922, Joseph Guillemot n'a pas exploité totalement ensuite son formidable talent.

Il ne participa même pas aux Jeux de Paris en 1924. Il est décédé le 9 mars 1975 dans son Limousin natal.

 

Source : Wikipédia et l'Athlétisme Français de Alain Billouin


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Les précédentes biographies :

Michel Théato 1900

Jean Bouin 1910

Thierry Pantel 1980

D'autres bio à venir ...

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Publié dans : BIOGRAPHIES
Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 11:17

 

Jean Bouin est né le 21 décembre 1888 à Marseille

Un torse carré et puissant. Des jambes courtes, solides, musclées.
Jean Bouin est un valeureux pionnier, premier recordman du monde sur la cendrée de Colombes, personnage de légende, héros éternel pour l'histoire, au destin glorieux et tragique.

Ce coureur robuste et rablé (1,67m) a été en effet un précurseur en course à pied, dans sa recherche de méthodes naturelles, proche des hébertistes, mais visant aussi à se doter d'une forte constitution organique grâce à la puissance musculaire (en soulevant des troncs d'arbre !) et à la quantité de kilométrage.

Dans les années 1910, ses fans accourent par milliers pour découvrir le phénomène au souffle inépuisable ...

Il remporte quatre titres consécutifs de champion de France de Cross sous les couleurs du Phocée Club de Marseille (1909) puis du C.A.S.G. Paris (1910, 1911 et 1912) et gagne trois fois le Cross des Nations à Derby mettant fin à une longue domination des coureurs de fond britanniques.

Il améliore en 1911 le record de France du 10 000m en 30 min 58 s 4/5) (titre de champion de France à la clé, et record du monde !), et celui du 5000m (14 min 36 s 8/10) en 1912 avec le titre de champion de France également.
En 1912, il bat aussi le record du monde du 3 miles (4837 m), peu avant les Jeux olympiques.

 

Aux Jeux Olympiques de Stockholm de 1912, lors du 5000m qui reste la grande course de cette olympiade (en série, il bat déjà le record du monde de la distance).
À 400 mètres de l'arrivée, Jean Bouin qui a mené toute la course accélère et tente de lâcher l'un des deux frères fnlandais Kolehmainen, mais celui-ci le coiffe sur le fil pour 2/10 (14 min 36 s 6/10) au terme d'un dernier virage d'anthologie.

 

5000m JO de Stockholm : Jean Bouin est devancé sur la ligne par Kolehmainen

 

Il bat le record du monde de l'heure (19,219 Km) le 6 juillet 1913 à Stockholm, un an après les JO dans ce même pays, face à trente autres concurrents dont le champion olympique Hannes Kolehmainen (lors de la même tournée française, il bat également trois coureurs se relayant sur 10 000m)

Ce record augure d'un avenir radieux pour Jean Bouin, qui veut avoir sa revanche sur Hannes Kolehmainen lors des prochains Jeux Olympiques. Il arrête de fumer et se livre à un entraînement intensif.

La Grande Guerre met un terme aux rêves de titre olympique pour Jean Bouin. Il meurt au champ d'honneur le 29 septembre 1914, frappé par un obus allemand qui lui brisera la colonne vertébrale.

La france va pleurer longtemps l'un de ses fils célèbres mort au champ d'honneur.

 

Source : Wikipédia et l'Athlétisme Français de Alain Billouin


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Publié dans : BIOGRAPHIES
Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 12:08

                                       (2ème sur la photo)

 

Champion olympique du marathon et premier français en or, le 19 juillet 1900, à Paris.

Michel Théato né le 22 mars 1878, a marqué l'histoire de l'athlétisme français, par sa victoire au marathon olympique.

La chaleur est accablante (32°C) quand s'élancent du Pré-Catelan quatorze des dix-sept engagés pour ce Marathon olympique de 40,260 km en effectuant une boucle à travers Paris. Ils sont tous en short, et pour se protéger de la chaleur certains portent des canotiers ou de simples mouchoirs sur la tête. Après seulement quelques kilomètres, neuf concurrents restent en course. Théato est indisposé par la chaleur en première moitié de course puis remonte sur les premiers.


Il termine en 2h59 min 45 s avec 4 min 32 s d'avance sur Emile Champion et 37 min 39 s sur le Suédois Ernest Fast sous les yeux plus de 5000 spectateurs au Pré-Catelan.

 

Théato reçoit sa médaille olympique en 1912 en raison d'une erreur de budget en 1900. Tous les concurrents du Marathon, et pas seulement Théato, reçoivent le jour de l'épreuve des « colifichets » à bas prix, provoquant la colère de la délégation britannique qui renvoya ces articles de « quincaillerie » aux organisateurs... En 1912, on répare cette erreur.

Le statisticien d'athlétisme Alain Bouillé révéle à la fin du 20ème siècle que Théato n'était pas encore français au moment des Jeux. Natif du Grand-Duché du Luxembourg, il arrive en France à l'âge de 12 ans. Il aurait dû effectuer son service militaire au moment des Jeux s'il avait obtenu sa naturalisation avant 1900. Le Luxembourg ne réclama jamais ce titre et le CIO confirma la victoire "française" après les travaux de Bouillé.

Vexés par leurs piètres performances, les Américains accuseront la France de Tricherie. Dick Grant 7ème, portera plainte inutilement auprès du CIO, affirmant avoir été volontairement renversé, par un vélo, au moment où il allait rejoindre Théato.


La gloire de ce premier héros olympique français sera bien éphémère. Passé professionnel, il disparaîtra de l'actualité et mourra, en 1919, à l'âge de 42 ans.


Source : Wikipédia et l'Athlétisme Français de Alain Billouin


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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 20:51

 

Ma nouvelle rubrique (BIOGRAPHIE) va passer en revue tous les grands athlètes qui ont marqué notre sport.

Je me devais de commencer, par notre grand athlète régional des années 80, le coureur des Cévennes.

Thierry Pantel
né le 6 juillet 1964 à Alès, est trois fois champion de France de Cross, champion d'Europe sur 1000 et 10 000m.
Il était coaché par l'entraîneur Bernard Brun.
A cette époque il arborait un look d'enfer, cheveux longs et foulée impressionnante, très fluide, très souple, et vitesse de course incomparable. A 20 km/h décontracté, il semblait se promener ...

Il était connu pour ses départs canon. Partir à la thierry Pantel, c'était d'entrée mettre tout le monde derrière, ne pas jouer les suiveurs et il osait affronter les kenyans ...

Dans le monde de la course à pied, on parlait aussi des fameuses séances "Pantel "
C'étaient des séances anaérobies alactiques, à 110 ou 115 % de la VMA sur des distances de 600 à 800m avec des temps de repos assez longs, un enfer.

Il fait partie des crossmens français qui sont parvenus à se classer parmi les 10 premiers lors d'un championnat du monde
(Thierry PANTEL, Paul ARPIN, Pierre LEVISSE, Bruno LE STUM, Abdelah BEHAR, Tony MARTINS, Driss ELHIMER, Jean Louis PRIANON, entre autres)

Il est également le père de Pierrot, régulièrement sélectionné en équipe de France, et qui est capable lui aussi tel père tel fils, de courir le 10 000 en moins de 30 minutes ...
Thierry Pantel est classé parmi les 3 meilleurs athlètes français sur 10 000m de tous les temps :
1- 27'22"78 Tony MARTINS Marignane SA 04/07/1992 Oslo (NOR)
2- 27'31"16 Thierry PANTEL Marignane SA 14/07/1990 Oslo (NOR)
3- 27'33"20 Ismaïl SGHYR Stade Bordeaux 25/08/2000 Bruxelles (BEL)
Ses records:
3000m  7'43"4 AC Alès 04/06/1993 Montpellier
5000m 13'17"71 AC Alès 11/06/1993 Saint-Denis
10 000m 27'31"16 C Marignane SA 14/07/1990 Oslo (NOR)

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Publié dans : BIOGRAPHIES

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